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ARCHIVES | 2001 | LECITONE


Photos

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Biographie

Au départ (1998), Lecitone est le projet de Gianni (Luxembourg), qui en fait est un batteur passionné par la guitare et les belles mélodies. Il a donc acquis une certaine expérience dans des groupes tels que Blind heads, Zodiac, Intox et Verbal Kint en tant que batteur et dans Bleach en tant que guitariste.

Pendant toutes ces années, il a composé plusieurs morceaux qu'il a regroupé plus tard sous le projet Lecitone. La musique de Lecitone désire tout d'abord refléter et faire ressentir une certaine spontanéité et donc une vérité à 100%.

 

 

En avril 2ooo, Sim (Esch-Sur-Alzette, L), chanteur/guitariste dans des groupes comme Soap, Verbal Kint et Tiger Fernandez, s'est joint à Gianni en commençant par se charger de la batterie.

Lecitone nage parmi le post-rock, le noise-rock et l'emo-core sans pour autant négliger la mélodie.

Le fait que Lecitone soit un duo leur permet d'inviter leurs amis musiciens dans le concept live. En ce qui concerne les enregistrements, Gianni et Sim se chargent de tous les instruments. Leur très prenant premier album 'La Révolution des Marionnettes' est sorti il y a quelques mois déjà, sur le label artisanal luxembourgeois Own Records.

 

 

Leurs plans pour le futur sont de sortir des albums, encore des albums, de remixer d'autres groupes (...SugRcane...) et surtout de donner le plus de concerts possible. Au Rhâââ Lovely notamment !

 

Discographie

-) 'La Révolution des Marionnettes', octobre 2ooo, Own Records.

Ce qu'en pense Matamore :
La pochette rappelle étrangement celle du Victory at Sea 'The dark is just the night'. La mémoire n'aura pas frappé trop loin, Lecitone présente de réelles accointances musicales avec le trio américain, même sens de la froideur, mélancolie tendue, même tempétuosité. Mais là ne se limite pas le petit jeu des références, on ajoutera aussi en vrac les Red House Painters, Codeine, 18th Dye ou le couple trop évident Mogwai / GYBE. Point. Ennuyeux. 'La Révolution des Marionnettes', titre débile, vaut plus que cela.
Parce qu'il s'infiltre depuis plus d'une semaine sur mon discman chaque matin au départ et chaque soir au retour. Parce qu'il s'écoute mieux à l'extérieur, assailli par la circulation, dérangé par la pluie, le vent. Parce qu'il pousse de l'avant et reste fil conducteur dans le noir. Fil d'Ariane à qui on doit faire confiance : une barge de déplacements, de sauvetage. On ne s'inquiète pas d'un avant ou d'un après pour Lecitone, ce premier album est un pendant qui occupe tout l'esprit et se suffit amplement.
'Un voyage en montgolfière' impose le ton, instrumental mais complet, * core * (aussi emo que post-hard que slow). Peu importe les étiquettes quand on peut tout oublier ici. 'Khalil' semble presque trop échappé du premier album éponyme des Red House Painters mais comme seul le squelette reste et pas les lambeaux défaits, on n'y entend qu'apaisement/tension et sérénité/meurtre des regrets. Sur 'Borderline', le duo marque des points prouvant par A + B qu'il à tout compris et à rebrousse-poil arrive à convaincre. Brute/intègre, pur/minimaliste, à fleur de peau vaguement entre Boys Life et Four Hundred Years car loin de toute imitation : l'équation marche. Impossible de ne pas adhérer complètement. 'Un rêve, une évolution'. On est où là ? Tôt le matin ? Il neige il gèle ? rien envie de savoir. Plaisir égoïste.
Fin de l'état de grâce avec la face B. 'Walkin like chaplin c.', 'Mood m-69' laissent plus perplexe par leur côté roue libre et leur froideur numérique/fumée froide. Un léger sursaut réveille le second sans le sauver (n'est pas Gastr del sol qui veut). 'Children shall rule the world' est expérimental mais en fin de compte plus que banal. 'Carrousel' reste de la même veine planante décevante. Epilogue : hors du * core * Lecitone déçoit. A l'intérieur fait bien plus que séduire.

Merci à didier g. pour cette chronique, extraite et © matamore 2000.

 

Web

-) Lecitone.
-) Own Records.