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Biographie

Au lieu de vous fournir une traduction approximative du beau texte de présentation de ce jeune trio de Chicago, le voici dans sa version originale. Pour les non anglophiles, une chronique en français de leur dernière production "as if by ghosts" se trouve plus bas sur cette page.

From its distinctly somber opening, "as if by ghosts" haunts the listener with echoes of time lost. Its 10 tracks effectively create the sunshine-through-a-million-clouds atmosphere that the trio has honed over their 4 year existence. Like an epic journey through a sleeping graveyard, "as if by ghosts" is a grey, but pastoral scene.

Drums are the melody, guitars are the ghosts, and imagery is the feeling that drives dreamend's newest. The forty five minute trip flows with the grace of a 23 year-old growing a sepiatone beard. The magic of this collection of songs lies in the weathering of what was.

 

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To conjure the spirits of discarded memories, each album is packaged with an authentic, completely unique photograph from the early 1900s, squared off by a simplistic, lunch-bag frame. The selfdom of each exclusive cover, paired with the apathetic stills of moth-eaten American life, best suits the album's integrity.

"as if by ghosts" feels like a beautifully focused record on such seemingly unfocused themes as those. Ryan says he is 23, but i know he's either 25 or 22. -tom (black moth super rainbow)

 

Discographie

-) 'The sickening pang of hope deferred' sur Graveface Records.

 

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-) 'Dreamend' sur Graveface Records.

 

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-) 'Stigmata boy' sur Graveface Records.

 

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-) 'Preface' split CD avec Monster Movie sur Graveface Records.

Ce qu'en pense Eclectic Honey :
The sheer magnitude of the following twelve minutes is enough to blow you away. Dreamend is indeed an apposite description of their sound. The first part opens still in a fantasy world, slowly burning to a crashing midpoint of post-xylophonic-rock, with walls of fuzzy guitar nodding to bands like their US counterparts Melochrome. The second tranche is the hazy coming-to with everything slightly out of focus and blurred, but still waking up back to reality with thrashing guitar, a demolishing bass-line and drums flying around like bullets. The finale is an epic, gentle, swaying math-rock lullaby invigorating in all it's heartfelt warmth and pensive brooding. It's the part where you're still lying in bed and the sun has started creeping in your window, opening up the world outside. Like a truncated version of Godspeed! You Black Emperor they escalate through a catalogue of different emotions right the way through Elipsis, which leaves the listener feeling that they have just witnessed something pretty special indeed.

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-) 2004 : 'As if by ghosts...' sur Graveface Records.

Ce qu'en pense Derives :
[...] Bien que fondamentalement post-rock, Dreamend est tout sauf instrumental, le chant jouant un rôle important dans leur songwriting. J'avoue avoir eu un peu de mal au début avec ce disque, sans doute car son songwriting n'est pas spécialement ni intimiste, ni slowcore, encore moins shoegazer, mais bel et bien post-rock et atmosphérique, héritier aussi d'une approche indie assez nineties. Ainsi bien que la filiation avec des Mogwai ou Explosions in the sky soit évidente, alternance de passages calmes et tempétueux, toujours atmosphériques aux arpèges de guitares réverbérées où des percussions, batterie ou xylophone, sonnent en résonance l'arrivée de bourrasques. Dreamend furète également du côté d'une certaine dreampop et évoque également de temps à autre Radiohead ou le Mercury Rev planant des débuts, par certaines ambiances émotionnelles élégiaques.
La packaging à la base fait très post-rock, pochette cartonnée, dans laquelle on a glissé deux pages, celle d'un dictionnaire et celle d'un livre de poche, tous deux marqués par le temps. L'individualisation a été poussée plus loin puisque chacune des photos – noir et blanc et à orientation rétro - de pochette est unique.
'Of raven and winds' commence dans le calme et l'apaisement, paysages de collines vertes, sous un ciel gris aux nuances changeantes, un chant suave qui prend de la hauteur, jette un regard autour de lui avec une certaine distance, fixant l'étendue du paysage et le jeu d'ombres diffuses, circulant au-dessus de forêts mystérieuses. Puis soudain, d'une façon peut-être trop soudaine et clichée, Dreamend déverse des torrents de guitares et son mur de batterie, comme un orage qui éclaterait sans prévenir, jetant la rivière hors de son lit, ravageant tout sur son passage.
Tout en guitares éthérées et stratosphériques, propulsée d'une batterie en roulement et d'un xylophone, 'Ellipsis' bondit de nuages en nuages dans un ciel immense. Heureusement Dreamend a réussi à y injecter un certain dynamisme touchant, une sorte de flux mélodique qui nous entraîne avec lui, à la fois confortable et nonchalant, heureux.
Dreampop mélodique et sensible sur 'Four days in may', mais doublée de ces guitares victorieuses en crescendo et de cette batterie décidée qui fait qu'on se trouve quelque part à la croisée des chemins entre un songwriting post-rock et la pop progressive d'un Radiohead. Dreamend pourrait être tenté de revêtir des bottes de sept lieues. L'instrumental 'The almighty' poursuit dans cette logique traduisant un langage résolument post-rock dynamique et spatial à une mélodie plus rock et plus charnelle quoique éthérée et trempée d'une pluie intense.
Est-ce que Dreamend tenterait une sorte de traduction de Explosions in the Sky en indie-rock à la Radiohead / The Verve des premiers albums? On n'en est franchement pas loin avec 'Murmur', manque juste peut-être la production ad hoc qui amènerait le chant et la mélodie au premier plan.
Alors qu'on commencerait presque à en vouloir à Dreamend de tenter cette fusion, voici qu'ils nous décochent une flèche en pleine zone sensible, l'intime et élégiaque 'Can't take you', ballade mélancolique éthérée comme une chute lente dans le précipice béant de la tristesse. La slide guitar et le banjo sur 'Slide song' leur donnent des tons plus cuivrés et campagnard, les minutes passent, comme une observation chuchotée et somnolente d'un coucher de soleil à la campagne, à la fin de l'été, qui se poursuit d'une soirée autour d'un feu de bois.
Toutes guitares noisy nineties devant sur l'épique 'The old house and its occupants', passage calme intermédiaire tout en longueur puis retour progressif vers les braises solaires incandescentes. Suit le brûlot noisy 'Ten guitars from salem' ou Dreamend injecte une fois encore des échos nineties indie rock dans son post-rock. 'Passing', honnête et victorieux instrumental vient alors terminer l'album sous des cascades de guitares éthérées et le remous de la batterie.
Un bon album au total d'un groupe qu'on sent porteur de promesses.

Didier - site.

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Audio

Quelques morceaux sont à télécharger ici.

 

Web

-) Site officiel.
-) Graveface Records.