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ARCHIVES | 2007 | MUSIQUE | PELICAN


Biographie

Pelican est un groupe instrumental de Chicago qu’on serait bien tenté de ranger pas très loin de Neurosis, Isis ou autre Cult Of Luna. Comme la plupart des groupes du label Hydrahead Records qui les abrite, Pelican produit avant tout une musique puissante et pesante bercée par une rythmique sans faille.

 

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Copyright Aurore Gangloff - www.explosions-in-your-eyes.com.

 

Mêlant allègrement stoner, post-hardcore et post-rock, Pelican est parvenu en quelques albums à fédérer une armada conséquente de partisans issus d'horizons pour le moins variés. Entre les forges incandescentes du hardcore massif à la Isis et les arpèges nuageux du post-rock, leur langage instrumental est un carrefour de rencontre où le sens dépasse les mots.

 

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Copyright Aurore Gangloff - www.explosions-in-your-eyes.com.

 

Dans le rock instrumental, Pelican impose ainsi un univers singulier, quelque part entre ciel et terre. Une expérience limite qui témoigne d’un goût immodéré pour la haute voltige. Vous l’aurez compris, la musique de Pelican est aérienne, stratosphérique même, et nous marque par l'affolante maestria technique qu'il s'en dégage. A peine a-t-on eu le temps de poser l'oreille sur un de leurs morceaux que l'on est de suite happé par l'intensité de ses monologues instrumentaux aussi interminables que majestueux. En prélude à un nouvel album à paraître en mai, le groupe nous fait l'honneur de sa présence au festival !

 

Discographie

-) 2002 : 'Pelican', auto-produit.

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-) 2003 : 'Australasia' sur Hydra Head.

Ce qu'en pense X Silence :

Après un EP au primitivisme dévastateur, Pelican nous offre leur premier LP. Rupture dans la continuité ? ... Oui d'une certaine manière. Rien que la couverture l'indique. Le noir (ou "L'Outre-noir", P.Soulages) de la démo, fait place à un packaging beaucoup plus onirique, terriblement flower power. Le son reste toujours aussi extrême, mais gagne encore en ampleur, grâce à une production encore plus soignée. A la première écoute, on regrette évidemment un petit peu le déballage cruement ciselé de la démo. Mais rapidement, on se retrouve vite envoûté, hypnotisé par un son toujours aussi monumental (voire plus encore, ce qui n'est pas un mince exploit !) sans jamais être gras.

Mais PELICAN s'ouvre, change explore ..."Nightendday" ou "Drought" restent des rugissements à la limite du supportable, mais plus construits, et gagnant un aspect cinématique donnant une densité folle à ces morceaux. "Angel Tears" découvre toutefois un nouvel aspects chez les chicagoans : un talent mélodique tout à fait unique, que l'on retrouve plus encore sur la cinquième plage de l'opus, sans titre, qui est un magnifique morceau acoustique. Australasia rassemble ces aspects en guise de conclusion. Onze minutes pour entrer en transe finale ... L'atterrissage après la fin de l'album n'en n'est que plus atroce.

Plus ample, plus riche...ce premier album de PELICAN est simplement exceptionnel.

Lolive - site.

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-) 2005 : 'March into the sea' sur Hydra Head

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-) 2005 : 'The Fire in our Throats Will Beckon the Thaw' sur Hydra Head

Ce qu'en pense W Fenec :

On va le dire une fois pour toutes, lorsqu'il s'agit de signer un groupe qui va nous mettre une bonne mandale auditive, les gens de chez HydraHead Records ne sont jamais bien loin (ça c'est fait). Après nous avoir mis à genou avec des groupes tels que Jesu, Knut, voilà que l'on se lance (avec un peu de retard il faut bien le reconnaître) dans l'oeuvre de Pelican. On avait été prévenu pourtant, ce groupe-là, c'était soit-disant du lourd, du béton armé qui nous allait nous terrasser d'un coup sec derrière la nuque et nous laisser au sol sans que l'on puisse se relever... Et c'était vrai. Mais Pelican, c'est également une musique aérienne, stratosphérique même, qui nous marque dès les premiers titres par l'affolante maestria technique qu'il s'en dégage. A peine à t'on eu le temps de poser l'oreille sur ce The fire in our throats wil beckon the saw (profitez-en, je n'écrirerai qu'une fois le titre de l'album... non pas parce que j'ai la flemme, mais parce que je sais que je vais finir par en laisser une partie en route... sic), que l'on est de suite happé par l'intensité et ses monologues instrumentaux aussi interminables que majestueux. La meilleure expression de l'effet que procure cet album restant quand même son impressionnant climax qu'est "March into the sea". Un déluge de guitares, une section rythmique bétonnée jusqu'à l'os, pour un véritable manifeste post-hardocre tellurique qui rompt avec les volutes stratosphériques et tortueux d'un "Lady in the water" ou d'un "Aurora borealis". L'orage gronde, le chaos s'approche, la terre semble à deux doigt de s'ouvrir sous nos pied et lorsque l'on sent la fin imminnente, finalement les nuages s'estompent soudainement pour nous emmener dans des sphères familières des amateurs d'Explosions in the Sky ou Red Sparowes. A deux visages, la musique de Pelican joue complètement de ses deux facettes. L'une, post-rock, enlevée, aérienne et très mélodique, l'autre plus torturée, souterraine et massive. Le point commun entre les deux, ce petit "truc" en plus qui lie inexorablement tous les morceaux du puzzle, c'est la complexité des structures mises en place par le groupe. Celui-ci a semble-t-il cherché à composer une pièce d'orfévrerie metallique à l'architecture complexe mais pensée dans ses moindres détails. A cet égard, The fire in our throats will beckon the saw (et oui, finalement, le copier-coller, ça aide...) est un disque puissant et passionant, pour peu que l'on fasse l'effort de s'immerger en lui. Une oeuvre compact et d'une rare intensité où les éléments se déchaînent les uns après les autres. Car telle est la quête de Pelican : les affronter chacun en duel pour mieux les vaincre et ainsi se faire une place au soleil entre les Isis, Neurosis et autres Cult of Luna pour imprimer sa marque sur un genre qui n'en finit plus de nous livrer des perles.

Aurelio - site.

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-) 2006 : 'Split - Mono/Pelican' sur Temporary Residence Records.

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Audio

Quelques morceaux sont à écouter sur leur page Myspace.

 

Web

-) Site officiel.
-) Myspace.
-) Hydra Head Records.